[HS]=>Benov

Age : 18 Inscrit le : 24 Déc 2007 Messages : 45 Localisation : NANTES
 | Sujet: Histoire de guerre !!! Jeu 3 Jan - 18:36 | |
| j'ais crée se poste pour faire partagé à mes compagnons de l'enfer de bonnes vielles histoires de guerre :pirat: . j'encourage tout les lecteurs à posté eux aussi des textes du même genre. L'histoire raconté ci dessous est tiré de fait réel.J'espère que sa vous plaira ... Bonne lecture:study:
La maison pavlov :
Pendant la phase finale de la bataille de Stalingrad, quand la 62ème armée soviétique ne tenait plus qu´une mince bande de terre de deux cent mètres de profondeur sur la rive de la Volga, un immeuble de trois étages s´est trouvé avoir une importance tactique particulière : initialement construit pour offrir la meilleure vue possible sur le fleuve à ses habitants, il permettait de ses fenêtres et du toit de faire un carton sur tout ce qui passait à proximité. C´était un objectif important aussi bien pour les Allemands que pour les Soviétiques.
Sa position permettait, par exemple, de cartonner les panzers passant à proximité avec un simple fusil antichar tirant à travers le mince blindage supérieur, tandis qu´à cause de l´angle le canon en tourelle d´un blindé ne pouvait pas riposter sur une cible toute proche située trois étages plus haut.
Défendue par une section soviétique commandée par le sergent Pavlov ( après que son supérieur ait été mis hors de combat) et par quelques civiles, transformée en forteresse, encerclée par les Allemands, cette maison, attaquée sans relâche et assiégée en vain pendant cinquante-neuf jours, est l´un des symboles les plus célèbres de la résistance acharnée de l´Armée Rouge à Stalingrad. Elle a conservé le nom du chef de ses défenseurs.
Les trois hommes se faufilent comme trois ombres et atteignent l’une des portes de la maison sans rencontrer d’opposition. Quoique tout paraisse calme dans la maison, Pavlov prend les précautions habituelles. Dés de Tchernogolov les rejoint, le sergent laisse Alexandrov et Glutschenko au pied de l’escalier pour surveiller l’entrée et la place, puis il visite avec Tchernogolov les pièces du rez-de-chaussée qui sont vides. Mais ou sont donc les allemand? Avec ses trois hommes, Pavlov s’élance sur la place et franchit les quinze mètres qui mènent a une autre entrée de l’immeuble. Suivant la même tactique, il laisse 2 hommes a la porte et part avec Tchernogolov explorer le rez-de-chaussée. Ils ont parcouru une dizaine de mètres lorsqu-ils entendent des voix allemandes dans une pièce, au fond du corridor. Faisant signe a Tchernogolov de le suivre, Pavlov s’avance à pas de loup jusqu´à a la porte, détache une grenade de sa ceinture, la dégoupille. D’un brusque mouvement, il ouvre la porte de la main gauche, jette la grenade dans la pièce, referme la porte. Trois seconde plus tard la porte saute sur ses gonds, le plancher tremble dans un fracas d’explosion. Alors Pavlov abat la porte d’un coup de pied et arrose la pièce d’une rafale de mitraillette. La fumée se dissipe et les 2 Russes contemplent au milieu des débris d’un salon coquettement meublé, les cadavres des trois allemands, et, à la fenêtre une mitrailleuse braqué sur la place. Alexandrov et Glutschenko les ont rejoints. De la place monte soudain le bruit d’une galopade. Une douzaine de soldats allemands sortent de la maison et se précipitent vers un autre immeuble. Pavlov se jettent sur la mitrailleuse qui n’a pas été endommagé par l’explosion et dans laquelle est glissé une bande de cartouches. Tirant sur la place éclairée par la lune, il abat plusieurs allemands. Laissant Tchernogolov dans la pièce et renvoyant Alexandrov a l’entrée, Pavlov part explorer les autres étages de la maison avec Glutschenko. Il ne reste plus dans l’édifice un seul allemand vivant. […] « Ils ne seront pas long a revenir » dit Pavlov. Le sergent ne se trompe pas. Une demi-heure plus tard Glutschenko, qui veille à une fenêtre, donne l’alarme. Il a repéré un groupe d’allemands qui rampent vers la maison. Il en compte 15. « Ne tirez pas avant que je l’ordonne » lance-t-il. Il observe les allemands qui avancent au ras du sol en se tortillant grotesquement, comme s’ils répétaient sur la terre ferme les mouvement d’une nage. Sans doute se demandent-t-ils songe Pavlov, pourquoi nous n’avons pas encore tiré et peut-être se disent ils que nous avons abandonné la maison ? Lentement, le sergent lève sa mitraillette et vise: l’index se contracte sur la gâchette. Alors tout d’un coup l’un des allemands crie un ordre et se dressant, tous s’élancent en avant. Au même instant, Pavlov crie « Feu » et les 4 mitraillettes arrosent les assaillants. Six d’entre eux tombent et les autres s’aplatissent contre le sol. Que vont-ils faire, se demande Pavlov , attaquer de nouveau ou battre en retraite ? L’un des allemands se redresse sur un genou et met en joue la fenêtre mais retombe en arrière aussitôt fauché par le feu des 4 Russes. Du coup, les 8 allemands encore valides repartent en rampant d’où ils étaient venus. […] Pavlov pense qu’il n’a jamais occupé une position aussi favorable. […] Pendant les 3 heures qui suivent les allemands reviennent a l’attaque toutes les 15 minutes avec aussi peu de succès, jonchant la place de leurs morts et de leur blessés. […] Apres 3 heures d’attaque répété une heure se passe sans que les Allemands reviennent a l’assaut. Ils ont visiblement abandonné tout espoir de reprendre la maison cette nuit-la. A l’aube en regardant la place de sa fenêtre barricadé, il comprend pourquoi le capitaine Zukov attribue tant d’importance a la capture de cette maison. Elle domine complètement la place et, quoique les allemands occupent les autres maisons qui l’entourent ils se trouvent neutralisé. […] Pendant toute la journée, Pavlov et ses trois hommes se nourrissent des vivres abandonné par les allemands, consolident leur fortification. Les Allemands n’ayant rien tenté dans la journée, Pavlov est certain qu’ils attaqueront de nouveau la nuit suivante. Dés que le crépuscule est assez avancé pour offrir une protection, il envoie Tchernogolov au PC pour demander des renfort. Au même moment Yeline arrive au PC du capitaine Zukov. Celui-ci n’est guère satisfait de cette visite. Comme il n’a pas de nouvelles de Pavlov et ses hommes, il suppose qu’ils ont échoué. Les Russes pensent que les coups de feu qu’ils ont entendu ont été tirés par les allemands retranché dans leur maison. « Combien d’hommes avez-vous envoyé pour cette opération » demande Yeline au capitaine. -« Quatre »,camarade colonel Le colonel rougit de colère : « Quatre seulement ! Mais c’est de la folie ! Envoyer aussi peu d’hommes pour une pareille reconnaissance c’est les condamner a mort ! Mais avant que Zukov ait pu répondre, un soldat a l’uniforme poussiéreux, au visage noir de poudre, fait irruption dans la pièce: Tchernogolov. Il salue et lance : « Je suis porteur d’un message pour le camarade capitaine. Je viens de la maison de Pavlov » Interrogé par le capitaine et le colonel, Tchernogolov raconte l’exploit du groupe Pavlov. On décide d’envoyer des renfort. Une heure plus tard, les défenseurs de la « Maison de Pavlov » ne sont plus 4 mais 20, équipé de fusil antichar, de mortiers et de mitrailleuses. Ils ont désormais l’impression qu’ils peuvent tenir tête a toute la VI ème armée allemande. Pendant les jours suivants, les Allemands hésitent a attaquer. Les défenseurs mettent ce répit a profit pour creuser une tranchée les reliant au PC du bataillon et pour semer autour de la maison un champ de mines qui interdira a l’adversaire toute attaque surprise. Pour l’instant les Allemands se contentent d’arroser la « Maison de Pavlov » au mortier. Mais ses murs sont solides et la proximité des positions allemandes gêne les artilleurs. Aux heures d’accalmie, Russes et Allemands s’insultent de part et d’autres de la place. En deux jours, la maison de Pavlov est devenue célèbre a Stalingrad. Elle est planté comme une dent géante et douloureuse, au beau milieu de la machoire allemande.
Extrait de « Stalingrad » de François Beauval |
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[HS]=>Wilfff Admin

Age : 35 Inscrit le : 25 Déc 2007 Messages : 190 Localisation : bunker de droite
 | Sujet: Re: Histoire de guerre !!! Dim 6 Jan - 14:22 | |
| | très belle histoire ,une rubrique qui fait honneur au jeu (et non j'ai pas dit de connerie pour unr fois) :joker: |
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Invité Invité
 | Sujet: Re: Histoire de guerre !!! Dim 6 Jan - 16:49 | |
| Merci benov de nous faire partager cet extrait ;)
Sa me fait penser au livre Les bienveillantes où le héros se retrouve à stalingrad mais cette fois du côté allemand... D'ailleurs il se prend une balle de sniper russe en pleine tête et est rapatrié. En effet il a miraculeusement survécu !!!
ps: le livre le plus difficile que j'ai jamais lu, j'ai cru que je n'arriverai jamais au bout... |
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